Edit Template

Gaza : menace d’une famine généralisée après la fermeture des boulangeries

Ce mercredi, les boulangeries du Programme alimentaire mondial (PAM) ont fermé à Gaza. Il n’y a plus de farine ni de gasoil dans le territoire sous blocus israélien depuis un mois. La menace d’une famine généralisée est imminente. « Nous avons atteint un niveau de catastrophe humanitaire sans précédent » alertent les ONG sur place. Explications.

Toutes les boulangeries de Gaza soutenues par le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) ont cessé de fonctionner ce mercredi en raison du manque de nourriture et de carburant provoqué par le blocus israélien. Depuis près d’un mois, Israël bloque volontairement l’entrée de vivres et d’électricité dans l’enclave palestinienne, dans une politique délibérée de famine et de déplacement forcé de la population.

25 boulangeries de l’ONU cessent de fonctionner

« Aujourd’hui, les 25 boulangeries appuyées par le Programme alimentaire mondial pendant la durée du cessez-le-feu sont toutes à l’arrêt faute de farine et de gaz », a annoncé mardi Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, António Guterres.

Le bureau des médias du gouvernement de Gaza a averti que la famine imposée par Israël avait conduit à « la fermeture complète de toutes les boulangeries et aggravé la crise alimentaire ». « Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de famine provoquée par le blocus israélien », a alerté Amjad Shawa, coordinateur du réseau des ONG de Gaza.

Lire sur le sujet : Gaza menacée par une famine « de masse » selon l’ONU

Malgré ce blocus assumée, des responsables israéliens ont affirmé que Gaza disposait encore de suffisamment de nourriture, une déclaration jugée absurde par de nombreux observateurs. Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a qualifié cette affirmation de « ridicule », ajoutant que les Nations unies étaient désormais « à la limite de leurs approvisionnements ».

Le blocus assumée d’Israël

Avec plus de deux millions d’habitants, Gaza dépend en grande partie de ses boulangeries pour assurer un minimum d’alimentation. Des organisations humanitaires et internationales alertent sur une catastrophe imminente si aucune solution n’est trouvée rapidement.

Depuis début mars, Israël maintient la fermeture du poste-frontière de Kerem Shalom, principal point d’entrée des marchandises vers Gaza, empêchant ainsi l’acheminement de vivres, de carburant et d’aide humanitaire, selon des sources locales.

Déplacement forcée et nettoyage ethnique

La famine imposée à la population de Gaza s’accompagne d’une intensification des opérations militaires terrestres dans le cadre d’un plan israélien visant le contrôle total de l’enclave. Au moins 150 000 habitants ont reçu l’ordre d’évacuer la ville de Rafah, dans le sud du territoire, en prévision d’une offensive terrestre dans la région.

Le ministère de la Santé de Gaza a annoncé mardi que 42 corps avaient été transférés dans les hôpitaux de l’enclave au cours des dernières 24 heures, portant le bilan à au moins 1 066 morts depuis qu’Israël a mis fin au « cessez-le-feu » à Gaza il y a deux semaines.

A lire aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

NEWSLETTER

PUBLICATIONS

À PROPOS

Newsletter

© Mizane.info 2017 Tous droits réservés.

slot777