La 16e réunion des Brics a débuté ce mardi à Kazan, en Russie. Le sommet, qui se déroule sur deux jours, réunit une vingtaine de dirigeants invités par Vladimir Poutine. Cette coalition, de plus en plus attractive pour les pays du sud, espère gagner en influence face à l’hégémonie politique occidentale. Explications.
Du 22 au 24 octobre, la 16e réunion des BRICS se tient à Kazan, en Russie, à l’initiative du président Vladimir Poutine. C’est la première rencontre depuis l’élargissement du groupe en 2023 avec l’arrivée de l’Égypte, l’Iran, les Émirats arabes unis et l’Éthiopie.
Un sommet alternatif face à une situation internationale « chaotique »
Lors de la réunion des BRICS, les discussions porteront sur la recherche d’alternatives au dollar, de moyens de paiement internationaux différents du système SWIFT et la situation au Moyen-Orient.
Un nouvel élargissement, soutenu par la Chine et la Russie, sera également à l’ordre du jour. En marge du sommet, le président chinois Xi Jinping a salué la solidité des relations bilatérales entre la Chine et la Russie :
« Le monde subit des changements profonds, sans précédent depuis un siècle. La situation internationale est chaotique et compliquée mais je suis fermement convaincu que l’amitié qui unit la Chine et la Russie de génération en génération ne changera pas »
Le sommet annuel des Brics+ a ouvert ses portes à Kazan, au Tatarstan, en Russie, avec une vingtaine de chefs d'État et de gouvernement des pays du sud global. Un sommet à fort enjeu pour Vladimir Poutine. pic.twitter.com/UPGRrOWL7K
— TV5MONDE Info (@TV5MONDEINFO) October 22, 2024
De plus en plus de candidatures pour intégrer les BRICS
De son côté, Vladimir Poutine a salué le « partenariat stratégique » entre la Russie et l’Inde. Il a souligné leurs relations privilégiées qui « continuent de se développer activement ». Il a également rencontré le président sud-africain, qui l’a qualifié d’« ami précieux ».
Le président russe doit encore s’entretenir avec le président iranien Massoud Pezeshkian et le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays a demandé à rejoindre les BRICS.
Pour éviter les tensions liées à l’élargissement, les BRICS envisagent de définir de nouveaux critères d’adhésion. Les candidatures les plus sérieuses proviennent de la Malaisie, de l’Azerbaïdjan, de la Thaïlande, et surtout de la Turquie.
#BRICS2024 : dans un pied de nez aux Occidentaux qui veulent l'isoler depuis l'offensive en #Ukraine 🇺🇦, Vladimir Poutine a affiché mardi son entente avec les pays des Brics, à l'occasion du sommet de ce groupe.
— Le Journal de l'Afrique – France 24 (@JTAfrique) October 23, 2024
Laurent Berstecher nous en dit plus ⤵️ pic.twitter.com/TQummLgXTZ
Réformer la gouvernance mondiale
Le groupe des BRICS, initialement formé par le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine en 2009, rejoint par l’Afrique du Sud en 2011, visait à représenter les pays émergents. Avec le temps, son ambition est devenue celle de réformer la gouvernance mondiale.
Le groupe a créé une banque de développement, renforcé les liens entre ses membres et représente une alternative symbolique pour les pays du Sud mécontents de l’ordre mondial dominé par l’Occident.
Les BRICS comptent près de la moitié de la population mondiale, environ un tiers du PIB global, et 50% des ressources en hydrocarbures.
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