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Un arrêté ministériel ordonne le gel des avoirs des éditions Sarrazins

À la suite d’un arrêté émanant du Ministère de l’Intérieur, les éditions Sarrazins ont annoncé mardi dernier que leurs avoirs avaient été gelés. Cette décision, valable pour six mois renouvelables, a conduit à la fermeture de leur site de vente en ligne et complique considérablement leurs activités. D’après le propriétaire de la maison d’édition, Renaud K., un recours administratif est envisagé.

Un arrêté conjoint du Ministère de l’Intérieur et du Ministère de l’Économie et des Finances a ordonné le gel des avoirs du propriétaire de la maison d’édition Sarrazins, mettant un coup d’arrêt à son activité. C’est la maison d’édition, elle-même, qui a annoncé cette information mardi dernier via leurs comptes officiels sur les réseaux sociaux.

Quels sont les faits reprochés ?

Quelles sont les motivations de ce gel ? Selon les autorités : des anciens articles datant de 2016 et 2017, des prises de position contre le colonialisme israélien, des brèves historiques ou encore des soutiens publiques pour des imâms ou des organismes musulmans (CCIF). La maison d’édition détaille plus amplement les faits reprochés :

« Trois articles publiés à nos débuts (2016-2017), deux posts (une critique du colonialisme israélien, une autre sur d’anciens présidents américains accusés de « pharaons »), des articles d’histoire sur des sultans/imāms médiévaux, des soutiens apportés au CCIF/CCIE ou à des imāms, une citation de Khālid ibn al-Walīd, puis deux interviews d’auteurs ayant été (après nos publications) inquiétés par le Ministère de l’Intérieur. »

Autre problématique, soulevée dans l’arrêté, la vente de livres d’éditeurs externes sur leur site en ligne, bien que l’ensemble de ces livres soient en vente libre dans les grandes surfaces (Fnac, Cutura…). Etonnamment rien n’a été mentionné sur les propres livres de l’édition ni sur les articles publiés dans la revue trimestrielle Sarrazins.

Un coup d’arrêt pour l’édition

Des accusations qui s’apparentent, à s’y méprendre, à un nouvelle « chasse aux sorcières » contres les éditions musulmans. Cependant pour les autorités ministérielles, Sarrazins et son propriétaire ne seraient rien de moins que des agents « incitant au terrorisme ». Renaud K. propriétaire de l’édition, précise :

« Au-delà des complications quotidiennes que cela implique, c’est un coup d’arrêt évident qui est aussi donné à Sarrazins, ma maison d’édition. Un coup d’arrêt qui, je l’espère, et j’y travaille, sera temporaire. »

Le gel des avoirs étant renouvelable sur une durée de six mois, Renaud K. indique qu’un recours est songé et que « des pistes sont actuellement imaginées afin de permettre à la continuité de son activité ».

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